Transcription
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Monsieur, avoyr resceu votre lettre, ie me suys enquis du cappitaine
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Bovyer pour avoyr ce soldat de St Pol nommé La Motte pour
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luy fère reparer la faulte quil a fait dans la suspention
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et le fère chastyer comme il le merite. Ledit cappitaine Bovyer
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ma dit que ayant recognu les ditz charretiers estre de
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Romans don il est, il leur fit randre les chevaux et
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leur fut bailher une mulle par ledit soldat La Motte
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en recompence du dit cheval, et quatorze florins que
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leur fut prins qui ce despartirent entre tous, dont
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les charretiers furent contemps. Au demeurant, monsieur, le
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dit La Motte cest exampté de ce lieu et ny a remis de sa vye
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où il est, cel nest allé à Castilhon à la compagnye de
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Bussant. Au reste, le dit cappitaine Bovyer ma dit que
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le tout fut prins en terre du Contat dans la
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quelle terre, comme par plusieurs lettres jay fait
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entendre à monsieur de Gordes, il nest permis à aulcun
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du Dauphiné passer sans passe port pour les
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dangiers qui sen ensuyvent et par les coursses que
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font ordinairement ceus de la relligion dans le dit Contat
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dont ne seroyt contrevenu à la suspention, car, quant ilz
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vouldront passer et lors quil vous plerra madvertir, je
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leur manderay tousiours ung passeport, que sera ung moyen
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de contenir les soldatz ; estant au demeurant bien marry que
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le dit La Motte ne ce soyt trové icy pour en fère fère telle
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raison que les aultres y eussent example ; quest landroit
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où je prye le Createur apprès mettre bien humblement recommandé
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à votre bonne grace, de vous donner
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monsieur, en parfaite santé, très longue vye. De Nyons,
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ce XXVI janvier 1574
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Votre bien humble et très affectionné
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cousin à vous faire service
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Montbrun
